PrintempsLa steppe fleurie
Le plateau se couvre de fleurs pour quelques semaines. Les outardes paradent au petit matin.
La lumière du Sud, les steppes brûlées, et le lynx qu’on ne voit presque jamais.
L’Alentejo intérieur est une steppe. Des collines basses, des chênes-lièges espacés, une rivière encaissée qui ne se montre qu’au dernier moment. La chaleur écrase le milieu de journée et rend les heures d’aube précieuses.
C’est l’un des derniers territoires du lynx ibérique. Je ne le vois presque jamais — et c’est justement ce qui rend chaque indice précieux.
Montado de chênes-lièges, steppes céréalières, et les gorges du Guadiana qui tranchent le plateau. Un milieu ouvert et sec, où la vie se concentre autour de l’eau et des lisières.


Le plateau se couvre de fleurs pour quelques semaines. Les outardes paradent au petit matin.
Je sors à l’aube et au crépuscule. Entre les deux, la lumière est trop dure et les animaux se cachent.
Les premières pluies réveillent la steppe. Les rapaces migrateurs passent.
Douce et rasante toute la journée. C’est la meilleure saison pour photographier.
Ce que vous pouvez croiser avec moi. Je reste volontairement prudent : je préfère une surprise à une promesse.

Lynx ibérique
Un lynx ibérique vu de profil marche au crépuscule sur une crête dominant la vallée du Guadiana, capturé par un piège photographique.

Cigogne
Une cigogne blanche en plein vol, ailes déployées, se détachant sur un ciel bleu.

Daim
Deux daims aux bois encore courts se tiennent côte à côte dans une prairie sèche bordée d'arbustes.

Guêpier
Un oiseau aux teintes rousses et noires, probablement un guêpier, s'envole depuis un arbuste en fleurs.
Le montado — la chênaie clairsemée du Sud — et ce qui fleurit au sol avant que l’été ne brûle tout.

Chêne vert
L’arbre qui structure la vallée : des chênes espacés sur une herbe rase, assez loin les uns des autres pour qu’on voie le ciel entre eux. C’est un paysage entretenu depuis des siècles, et c’est ce qui le rend riche — l’ombre, les glands, et les creux du tronc…

Fleurs roses de prairie sèche
Le sol du montado fleurit vite et court, entre les dernières pluies et la première vraie chaleur. Passé la mi-juin, il n’en reste que la paille. Comme aux Écrins, je n’écris pas de nom : la photographie montre la couleur et le port, pas la feuille.








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Ici, j’ai appris à regarder ce qui ne bouge pas.
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