Des branches couvertes de givre se détachent sur un ciel bleu nuit.

Les Écrins

Parc national des Écrins

Une vallée perdue au cœur des Alpes, entre forêts profondes et sommets.

Le territoire

Au cœur des Alpes françaises, le Parc national des Écrins est un territoire de haute montagne où les vallées profondes remontent vers les alpages, les parois minérales, les glaciers et les plus hauts sommets. Ici, le paysage impose naturellement son rythme : celui de l’altitude et des saisons.

Les milieux

C’est une montagne puissante, mais jamais figée. En quelques kilomètres, on passe d’une forêt de mélèzes à un versant ouvert, d’un torrent glaciaire à une crête balayée par le vent. Dans ces reliefs évolue une faune parfaitement adaptée : chamois, bouquetins, marmottes et grands rapaces accompagnent l’exploration, tandis que chaque vallon possède sa propre atmosphère.

Un sommet enneigé apparaît en arrière-plan derrière des branches de mélèze aux aiguilles dorées, floues au premier plan.
Une crête enneigée domine un versant couvert de mélèzes aux couleurs d'automne.

Au fil des saisons

Printemps

Après les longs mois d’hiver, la montagne se réveille progressivement. La neige se retire des versants les mieux exposés, les torrents reprennent de la force et les premières zones d’herbe attirent de nouveau la faune. Marmottes, chamois et bouquetins retrouvent les alpages tandis que les rapaces profitent des ascendances au-dessus des vallées.

C’est une saison de contraste : sommets encore blancs, prairies qui verdissent et lumière changeante. La vie semble reprendre possession de chaque étage de la montagne. Pour l’observation et la photographie, cette période offre une atmosphère particulièrement forte, entre derniers signes de l’hiver et retour de l’abondance.

Une barre rocheuse escarpée, où se tient un ongulé lointain non identifiable.
Automne

L’or éternel

Difficile de décrire la beauté des vallées des Écrins à cette période. Les mélèzes se parent d’or, les premières neiges peuvent blanchir les sommets et la lumière devient plus basse, plus douce, presque irréelle. Quant à l’activité de la faune, elle n’a d’égale que la beauté des paysages.

L’automne est une saison de transition et de caractère. Les contrastes se renforcent, les ambiances changent parfois en quelques heures et chaque sortie peut offrir une montagne différente. Pour le photographe comme pour le naturaliste, c’est l’un des moments les plus intenses de l’année.

Des branches couvertes de givre se détachent sur un ciel bleu nuit.

La faune observable

Ce que vous pouvez croiser avec moi. Je reste volontairement prudent : je préfère une surprise à une promesse.

  • Bec-croisé des sapinsLoxia curvirostra
    Un bec-croisé posé sur une branche de pin porteuse de jeunes cônes, vu de profil.
    Taille
    14 à 16,5 cm
    Reproduction
    Trois à cinq œufs couvés 12 à 15 jours par la femelle, souvent dès février
    Régime
    Surtout des graines de résineux, extraites des cônes par son bec aux mandibules croisées
  • ChevreuilCapreolus capreolus
    Un chevreuil mâle broute de jeunes pousses en forêt, près d'une souche d'arbre.
    Taille
    62 à 72 cm au garrot pour le mâle, 57 à 67 cm pour la femelle
    Poids
    20 à 25 kg pour le mâle, 17 à 23 kg pour la femelle
    Longévité
    Jusqu’à 15 ans, la plupart ne dépassant pas 10 ans dans la nature
    Reproduction
    Rut du 15 juillet au 15 août ; gestation de 280 jours, deux faons en moyenne
    Régime
    Herbivore forestier : pousses, feuilles et bourgeons
  • Grand tétrasTetrao urogallus
    Un grand tétras se découpe en silhouette sur une croupe enneigée au lever du jour, devant une forêt de mélèzes.
    Taille
    74 à 90 cm pour le coq, 54 à 63 cm pour la poule ; envergure jusqu’à 125 cm
    Poids
    3,5 à 4,1 kg pour le coq, 1,5 à 2,2 kg pour la poule
    Reproduction
    Ponte de mai à juillet : six à neuf œufs, couvés quatre semaines
    Régime
    Bourgeons, pousses de conifères et baies ; aiguilles de conifères en hiver
  • MarmotteMarmota marmota
    Une marmotte dressée à l'entrée de son terrier guette par-dessus une butte d'herbe, dans un alpage.
    Taille
    70 cm, dont 20 cm de queue
    Poids
    Environ 5 kg
    Reproduction
    Accouplements en avril-mai ; gestation de cinq semaines, 2 à 7 jeunes
    Régime
    Végétaux herbacés, graines et petits invertébrés

En images

Des branches couvertes de givre se détachent sur un ciel bleu nuit.
Un bec-croisé posé sur une branche de pin porteuse de jeunes cônes, vu de profil.
Un jeune conifère secoué par une importante chute de neige, entouré de rochers et d'herbe.
Un chevreuil mâle broute de jeunes pousses en forêt, près d'une souche d'arbre.
Une barre rocheuse escarpée, où se tient un ongulé lointain non identifiable.
Un chevreuil aux bois courts se tient près d'une souche, dans un sous-bois parsemé de neige.
Un sommet rocheux escarpé partiellement enneigé se détache sur un ciel clair.
Un chevreuil se tient entre les arbres dans un sous-bois enneigé, partiellement masqué par un tronc au premier plan.

Glissez pour parcourir

La montagne ne se raconte pas d’en bas.
Rémi, vallon des Écrins

L’expérience Mes Terres Sauvages

Les Écrins sont pour moi un territoire d’immersion et d’exploration. On ne vient pas seulement y chercher une espèce : on vient vivre la montagne, lire ses reliefs, attendre la bonne lumière et observer la faune dans l’immensité. C’est cette approche que je souhaite partager à travers mes séjours, en petits groupes, avec du temps et une place importante laissée à l’observation.

Mes séjours dans les Écrins sont pensés comme de véritables immersions de quatre jours, au plus près du terrain. Depuis un chalet d’alpage rustique, l’exploration alterne marches, recherche de la faune, observations prolongées et affûts lorsque les conditions s’y prêtent.

Deux périodes donnent leur identité aux expéditions, deux visages d’un même massif, avec une philosophie commune : ralentir, observer et vivre quelques jours au rythme de la montagne.

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