Des ergs, des oueds et des addax : un désert qui n’est pas vide.
Le territoire
Aux portes du Sahara marocain, au-delà de M’Hamid, le paysage s’ouvre sur un monde de regs, d’ergs, de plateaux désertiques et d’horizons presque sans limite. La région d’Iriqui appartient à ces territoires où l’échelle change : les distances s’allongent, les repères disparaissent et le silence prend une place inhabituelle.
Les milieux
À première vue, le désert semble pauvre en vie. C’est exactement l’inverse qui le rend fascinant. Ici, chaque trace dans le sable, chaque mouvement au crépuscule et chaque point d’ombre peut révéler une présence. Mammifères discrets, reptiles, oiseaux et invertébrés ont développé des adaptations remarquables pour survivre à la chaleur, au manque d’eau et aux fortes amplitudes thermiques.


La faune
Cinq espèces, et cinq degrés de certitude différents. Deux ne vivent plus librement au Maroc, deux ne se laissent identifier que jusqu’au genre, et la dernière était trop loin. Je préfère l’écrire que de faire semblant.
AddaxAddax nasomaculatus

- Taille
- 95 à 115 cm au garrot, 130 à 170 cm de longueur
- Poids
- 70 à 150 kg
- Longévité
- Jusqu’à 28 ans en captivité
- Reproduction
- Gestation de 260 jours à l’état sauvage
- Régime
- Herbivore : plantes herbacées, feuilles d’arbrisseau, fruits et racines
GangaPterocles sp.

Lézard

TraquetOenanthe sp.

Le désert ne donne rien à qui traverse. Il faut s’asseoir, et attendre le soir.
L’expérience Mes Terres Sauvages
Explorer le Sahara sous l’angle naturaliste permet de découvrir un désert très différent de l’image classique des dunes. La faune y est moins immédiatement visible que dans une savane africaine : elle se cherche, se lit et se comprend. C’est cette difficulté même qui donne toute sa valeur à la rencontre.
J’ai choisi de construire ce voyage autour de deux approches complémentaires. Une première partie en itinérance est consacrée à la découverte du désert et de la vie qui s’y trouve. Une seconde partie se concentre davantage sur les reptiles accompagnés par un expert de la faune saharienne.
Cette organisation permet d’explorer plusieurs visages du Sahara, du lever du jour aux recherches nocturnes, lorsque les températures baissent et que certaines espèces deviennent plus actives.
Le désert se découvre aussi par l’immersion. Les nuits au cœur des paysages sahariens, loin des lumières et de l’agitation, font partie intégrante de l’expérience. Le bivouac n’est pas seulement un hébergement : il permet de rester au plus près du terrain et de vivre les changements de lumière, de température et d’ambiance qui rythment le Sahara.
La terre suivante
Haut-Jura →